🔥 RDC : le scandale des passeports Semlex rebondit, 14 inculpés bientôt jugés en Belgique
🇨🇩 RDC : 14 inculpĂ©s renvoyĂ©s devant le tribunal dans l’affaire des passeports biomĂ©triques de Semlex
Nouveau rebondissement dans l’affaire Semlex. La justice belge a dĂ©cidĂ© de renvoyer devant le tribunal correctionnel de Bruxelles les 14 inculpĂ©s dans le dossier liĂ© au contrat des passeports biomĂ©triques de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo. La dĂ©cision de la Chambre du conseil de Bruxelles a Ă©tĂ© rendue le 31 aoĂ»t 2026, ouvrant dĂ©sormais la voie Ă un procès sur le fond.
L’affaire, qui dure depuis plusieurs annĂ©es, porte sur des soupçons de corruption d’agents publics Ă©trangers, de blanchiment et de fraude fiscale liĂ©s au contrat conclu avec la sociĂ©tĂ© belge Semlex, chargĂ©e de produire les passeports biomĂ©triques congolais entre 2015 et 2025.
💥 Un dossier financier estimé à près de 60 millions de dollars
Au cœur du dossier se trouve le prix du passeport biométrique congolais, fixé à 185 dollars durant la période concernée.
Selon les éléments rapportés par les parties civiles et plusieurs enquêtes journalistiques, environ 60 dollars sur chaque passeport auraient été versés à une société basée à Dubaï, LRPS Ltd, présentée comme étant liée à une proche de l'ancien président Joseph Kabila.
Les parties civiles estiment que ce mécanisme aurait représenté près de 60 millions de dollars de malversations présumées. Il s'agit toutefois, à ce stade, d'allégations qui devront être examinées par la justice et ne constituent pas des faits définitivement établis.
⚖️ 14 personnes devant la justice belge
La décision concerne au total 14 personnes inculpées.
Parmi les personnes identifiées figurent notamment Albert Karaziwan, dirigeant de Semlex, ainsi qu'Emmanuel Adrupiako, ancien conseiller financier de Joseph Kabila. Les identités des autres inculpés n'ont pas toutes été rendues publiques, notamment en raison du secret de l'instruction.
Le renvoi devant le tribunal ne signifie pas que les intéressés sont coupables. Tous bénéficient de la présomption d'innocence jusqu'à une éventuelle condamnation définitive.
🇧🇪 Une affaire majeure pour la justice belge
Cette procédure revêt également une dimension particulière en Belgique.
Selon la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et les organisations constituées parties civiles, le dossier pourrait constituer un précédent important dans la lutte contre la corruption transnationale impliquant des entreprises belges.
Semlex pourrait ainsi être la première entreprise belge renvoyée devant un tribunal correctionnel belge pour des faits présumés de corruption d'agents publics étrangers, selon les parties civiles.
🇨🇩 Des citoyens congolais parties civiles
L'affaire concerne directement les citoyens congolais qui ont payé ces passeports.
En mai 2020, 51 citoyens congolais s'étaient constitués parties civiles devant la justice belge. Plusieurs organisations de défense des droits humains et de lutte contre la corruption les ont ensuite rejoints dans la procédure.
Pour les parties civiles, le procès doit notamment permettre de déterminer où sont allées les sommes générées par le système de passeports et d'établir les éventuelles responsabilités.
🔎 Une enquête de près de neuf ans
L'instruction judiciaire a été particulièrement longue. Les enquêteurs ont notamment examiné des flux bancaires, des communications électroniques et entendu de nombreux témoins et suspects. Des investigations ont également été menées en République démocratique du Congo et aux Émirats arabes unis.
Le renvoi devant le tribunal marque donc une nouvelle étape après plusieurs années d'investigations.
📅 La date du procès reste inconnue
Même si les 14 inculpés sont désormais renvoyés devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, la date du procès n'a pas encore été fixée. La justice devra désormais organiser la suite de la procédure et examiner les faits sur le fond.
🔥 Pourquoi cette affaire est-elle suivie de près ?
L'affaire Semlex dépasse largement la question administrative des passeports. Elle touche à des enjeux de corruption internationale, de transparence financière et de responsabilité des entreprises.
Pour la RDC, elle remet également sous les projecteurs les conditions dans lesquelles le contrat des passeports biométriques avait été conclu et le coût particulièrement élevé payé par les citoyens.
Pour la justice belge, le dossier constitue un test important concernant sa capacité à poursuivre des soupçons de corruption impliquant des intérêts économiques belges à l'étranger.
Le prochain rendez-vous sera donc le procès : après près de neuf ans d'enquête, la justice belge devra désormais examiner au fond les accusations visant les 14 inculpés.

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